John Lippens

peinture , photo

John Lippens

peinture , photo

On est tous chocolat

Au fil de ses séries, John Lippens a toujours opté pour des ruptures de style, empêchant ainsi toute reconnaissance nominale immédiate, où la forme fonctionnerait comme signal identitaire.  Mais cette propension à la métamorphose n’empêche pas quelques constantes dans la création de l’image :

 

-       Une attention particulière portée à des dispositifs permettant une naissance pseudo-automatisée de l’image. Faussement complexes, car adeptes du low-tech, laissant le hasard et l’imperfection fissurer le vernis d’une production rentable, ces dispositifs sont au cœur d’une démarche artistique associant l’image au paradoxe, qu’elle suscite autant qu’elle contient.

 

-       L’hybridation des médiums, vu que les dispositifs évoqués en combinent souvent plusieurs : peinture, photographie, installation, numérique… Déroutante, l’image échappe ainsi à une appréhension trop immédiate et aux réflexes de catégorisation. L’œuvre renvoyant le regard à son incomplétude, celui-ci s’ouvre vers le dedans.

 

-       L’appel à la participation active du spectateur, manière de matérialiser cette dimension essentielle dans la genèse de l’œuvre d’art, qui est de s’adresser à l’autre.

 

-       Formellement, une tendance au flou, à l’estompage, à l’imprécis. C’est le mouvement et l’entre-deux qui l’intéressent. Le flou est un analogon de la mémoire, une photo nette un mensonge mnésique.

 

Voilà pour le style et l’esprit. Quant aux thématiques abordées, elles sont multiples, avec une prédilection pour des questionnements autour de la mémoire, du temps et des angoisses existentielles. 

https://www.johnlippens.com

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