armand van mastrigt

peinture , dessin

armand van mastrigt

peinture , dessin

Voyeur placé dans une contemporanéité tendant vers le virtuel,
mon travail plastique vise à étudier d’une manière personnelle
et intime les rapports que mon corps entretient avec les images.
Cette dualité, convoquant autant les flux d’information
circulant dans les espaces internet que les fluides corporels que
je produis, me permet de manipuler des thèmes qui me sont
chers comme l’identité de genre, la honte ou la violence. Dans
une esthétique de la coulure et de l’organique, j’aime à
proposer au travers du dessin, de la peinture et parfois du
volume un discours queer sur le commun, le temps et le
mouvement.
Dans une minutieuse archéologie du web, je mets en place un
travail de curation d’images qui me permet de déplacer les
intrigues de l’écran vers le châssis avec humour, poésie ou
sarcasme. De cette banque d’image en perpétuel mouvement, je
dessine en creux les contours d’un auto portrait numérique.
Représenter les contenus que je consomme sur les écrans
suggère la construction d’une identité mais aussi un autre
rapport au temps. Mes œuvres, s’appuyant sur des outils tels
que l’image virale ou la pornographie gay – toutes deux
rapidement produites, consommées, oubliées – poussent le
spectateur à considérer la vulgarité comme un objet de
contemplation.
Par exemple, dans la série des Fondus, c’est depuis la
pornographie gay que je questionne mon rapport à la
masculinité en proposant des paysages coulants et fantastiques
où les frontières entre les corps s’effacent.
La mise en espace de mes travaux est importante car mes
accrochages font corps. En effet plusieurs éléments peuvent
s’enchevêtrer les uns dans les autres tel un organisme ou un
système (page12). Le mélange des techniques et des supports
peut aussi exprimer le concept de pollution visuelle comme
quand par exemple des fenêtres internet parasites s’ouvrent
pour crypter la lecture des autres. (Page 7)

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